{"id":4427,"date":"2025-08-11T20:57:23","date_gmt":"2025-08-11T20:57:23","guid":{"rendered":"https:\/\/qelizaesthetics.com\/meal-timing-patterns-energy-balance-and-metabolic-health\/"},"modified":"2025-08-11T20:57:23","modified_gmt":"2025-08-11T20:57:23","slug":"meal-timing-patterns-energy-balance-and-metabolic-health","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qelizaesthetics.com\/fr\/le-rythme-des-repas-lequilibre-energetique-et-la-sante-metabolique\/","title":{"rendered":"Modes de prise des repas, \u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique et sant\u00e9 m\u00e9tabolique"},"content":{"rendered":"<div>\n<h2>Mod\u00e8les d'horaires des repas<\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L'ob\u00e9sit\u00e9 est un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique croissant et une pand\u00e9mie mondiale qui ne cesse de s'aggraver, avec de graves cons\u00e9quences pour la sant\u00e9. On pr\u00e9voit que la pr\u00e9valence de l'ob\u00e9sit\u00e9 atteindra 50% de la population mondiale d'ici 2030. C'est pourquoi la communaut\u00e9 scientifique s'est efforc\u00e9e de trouver des outils pour lutter plus efficacement contre cette menace. \u00c9tant donn\u00e9 que la restriction calorique, principale arme contre la prise de poids, ne donne souvent pas de r\u00e9sultats fructueux, en particulier en termes de maintien du poids, de nouvelles approches sont \u00e9tudi\u00e9es, notamment les sch\u00e9mas de prise de repas et la fr\u00e9quence des repas. Le choix du moment des repas, en particulier, est devenu un sujet de recherche de premier plan en raison de l'int\u00e9r\u00eat croissant du public. Il existe un grand nombre de preuves liant le moment des repas \u00e0 l'\u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique, \u00e0 la r\u00e9gulation du poids corporel, \u00e0 la sant\u00e9 m\u00e9tabolique et \u00e0 d'autres maladies chroniques, autant d'aspects qui seront abord\u00e9s dans le pr\u00e9sent article.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Tout d'abord, la synchronisation des repas fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la pratique consistant \u00e0 organiser et \u00e0 consommer des repas tout au long de la journ\u00e9e, de mani\u00e8re strat\u00e9gique, afin de ne consommer des aliments qu'\u00e0 des heures pr\u00e9cises ou dans des cr\u00e9neaux horaires particuliers, et de je\u00fbner le reste de la journ\u00e9e. En g\u00e9n\u00e9ral, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le je\u00fbne a de nombreux effets positifs sur la sant\u00e9, notamment la protection contre le diab\u00e8te, le cancer, les maladies cardiaques, les maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, l'ob\u00e9sit\u00e9 et l'hypertension. Il semble donc que les strat\u00e9gies bas\u00e9es sur les repas puissent \u00eatre utilis\u00e9es pour pr\u00e9venir l'ob\u00e9sit\u00e9 et les troubles m\u00e9taboliques qui y sont associ\u00e9s. Est-ce bien le cas ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La synchronisation des repas est largement connue sous le nom de je\u00fbne intermittent, terme g\u00e9n\u00e9rique d\u00e9signant diverses interventions di\u00e9t\u00e9tiques impliquant une restriction calorique totale ou partielle dans des fen\u00eatres temporelles d\u00e9finies et de mani\u00e8re r\u00e9currente. Un nombre croissant de personnes au r\u00e9gime ont adopt\u00e9 des approches di\u00e9t\u00e9tiques bas\u00e9es sur l'horaire des repas, car plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le raccourcissement de la p\u00e9riode de repas pouvait avoir des effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la perte de poids, la sant\u00e9 cardiovasculaire et les param\u00e8tres m\u00e9taboliques, tels que l'insuline, le glucose et les hormones de la faim.<\/span><\/p>\n<h2><strong>Les approches les plus courantes en mati\u00e8re d'horaires de repas sont les suivantes :<\/strong><\/h2>\n<h3><b>Je\u00fbne d'un jour sur deux (ADF)<\/b><\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L'ADF consiste \u00e0 manger un jour sur deux. En particulier, une personne peut manger autant qu'elle le souhaite (ad libitum), id\u00e9alement en suivant un r\u00e9gime alimentaire sain un jour, puis je\u00fbner compl\u00e8tement ou prendre un petit repas de 500 calories maximum le jour suivant.<\/span><\/p>\n<h3><b>Le r\u00e9gime 5:2<\/b><\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Cette forme de je\u00fbne intermittent implique un je\u00fbne complet deux fois par semaine, avec une consommation de nourriture ad libitum, id\u00e9alement dans le cadre d'un r\u00e9gime alimentaire sain, pendant les cinq jours restants. Lorsque le je\u00fbne est entrepris sur des jours cons\u00e9cutifs, ce qui n'est pas obligatoire, les r\u00e9sultats en termes de perte de poids et de sant\u00e9 m\u00e9tabolique peuvent \u00eatre meilleurs.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><b>Alimentation limit\u00e9e dans le temps (TRF)<\/b><\/h3>\n<p><b><br \/>\n<\/b><span style=\"font-weight: 400;\">Le TRF est la m\u00e9thode de je\u00fbne intermittent la plus r\u00e9pandue. Elle implique une restriction de l'apport alimentaire (je\u00fbne) pendant diff\u00e9rentes p\u00e9riodes d'au moins quatorze heures par jour, r\u00e9duisant ainsi les possibilit\u00e9s d'alimentation \u00e0 moins de dix heures par jour. En cons\u00e9quence, la fr\u00e9quence des repas est in\u00e9vitablement r\u00e9duite \u00e0 trois repas par jour au maximum.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La variante la plus populaire du TRF est le \"r\u00e9gime 16:8\", dans lequel la fen\u00eatre alimentaire est de huit heures par jour et le je\u00fbne de seize heures. Il existe \u00e9galement les mod\u00e8les TRF 14:10 et 20:4, dans lesquels les fen\u00eatres alimentaires sont de dix ou quatre heures et les fen\u00eatres de je\u00fbne de quatorze et vingt heures, respectivement. Pendant les fen\u00eatres d'alimentation, le sujet consomme un apport \u00e9nerg\u00e9tique ad libitum, et pendant le je\u00fbne, il ne peut boire que de l'eau, du caf\u00e9 noir et du th\u00e9 non sucr\u00e9. La TRF peut entra\u00eener une r\u00e9duction de l'apport calorique et est associ\u00e9e \u00e0 une diminution du poids corporel et de la masse grasse.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La caract\u00e9ristique principale de ces diff\u00e9rents r\u00e9gimes alimentaires est la d\u00e9finition des p\u00e9riodes de je\u00fbne, qui durent de 14 \u00e0 48 heures (en cas de jours de je\u00fbne cons\u00e9cutifs dans le r\u00e9gime 5:2), ainsi que la diminution de la fr\u00e9quence des repas, par rapport aux r\u00e9gimes de restriction calorique ordinaires. Il existe des preuves que les protocoles de minutage des repas peuvent \u00eatre efficaces pour la perte de poids, mais aucune donn\u00e9e n'indique que la perte de poids peut \u00eatre maintenue \u00e0 long terme. En ce qui concerne la sant\u00e9 cardiom\u00e9tabolique, les protocoles de synchronisation des repas n'ont aucun effet sur la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun mais produisent des r\u00e9ductions assez constantes de l'insuline \u00e0 jeun, am\u00e9liorant ainsi la r\u00e9sistance \u00e0 l'insuline. En outre, ils permettent de r\u00e9duire les concentrations de triglyc\u00e9rides, les marqueurs inflammatoires et la pression art\u00e9rielle, mais n'ont que peu ou pas d'effet sur le cholest\u00e9rol total, le LDL ou le HDL-cholest\u00e9rol. Une explication possible de cet effet favorable sur la perte de poids et le m\u00e9tabolisme pourrait \u00eatre la p\u00e9riode de je\u00fbne qui conduit \u00e0 l'\u00e9puisement des r\u00e9serves de glycog\u00e8ne et \u00e0 un changement m\u00e9tabolique de la synth\u00e8se des lipides et du stockage des graisses \u00e0 la mobilisation des graisses par l'oxydation des acides gras. Il a \u00e9t\u00e9 dit que plus la p\u00e9riode de je\u00fbne est longue, plus le passage m\u00e9tabolique entre l'oxydation du glucose et des graisses est efficace, et plus l'efficacit\u00e9 de la combustion des graisses est \u00e9lev\u00e9e, facilitant ainsi l'effort de perte de poids.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ce qui est d\u00e9courageant, c'est que dans la majorit\u00e9 des \u00e9tudes sur le minutage des repas, la perte de poids coexiste, ce qui signifie que les effets b\u00e9n\u00e9fiques du minutage des repas peuvent \u00eatre principalement expliqu\u00e9s par la perte de poids. En outre, les \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu'il n'y avait pas de perte de poids plus importante avec l'horaire des repas qu'avec les m\u00e9thodes standard de restriction calorique quotidienne, ni de diff\u00e9rences significatives dans la masse grasse, l'insuline \u00e0 jeun, le glucose, l'HbA1c ou les lipides sanguins. Par cons\u00e9quent, il n'est toujours pas possible de d\u00e9terminer si les protocoles alimentaires bas\u00e9s sur l'horaire des repas sont sup\u00e9rieurs aux m\u00e9thodes de restriction calorique habituelles ou s'ils peuvent apporter des avantages cardiom\u00e9taboliques en dehors du contexte de l'\u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bien que les approches di\u00e9t\u00e9tiques bas\u00e9es sur l'heure des repas ne dictent que la dur\u00e9e de la fen\u00eatre alimentaire et non le moment o\u00f9 elle commence (le matin ou plus tard dans la journ\u00e9e), cela semble jouer un r\u00f4le important dans les effets b\u00e9n\u00e9fiques pour la sant\u00e9 qu'elles pr\u00e9conisent. Notamment, les donn\u00e9es disponibles sugg\u00e8rent que si le moment du repas est int\u00e9ressant, il peut y avoir des effets diff\u00e9rents selon que l'on saute le petit-d\u00e9jeuner ou le d\u00eener (c'est-\u00e0-dire le je\u00fbne du soir avant le je\u00fbne de la nuit ou le je\u00fbne de la nuit suivi d'un je\u00fbne matinal continu). Il a g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 que le fait de manger tard dans la nuit ou de consommer un plus grand pourcentage d'\u00e9nergie plus tard dans la journ\u00e9e est li\u00e9 \u00e0 un risque accru de prise de poids, de dysfonctionnement m\u00e9tabolique (syndrome m\u00e9tabolique) et de maladie cardiovasculaire, ind\u00e9pendamment de l'\u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique. Une \u00e9tude a montr\u00e9 que les personnes qui d\u00e9jeunent tard perdent moins de poids avec le m\u00eame r\u00e9gime hypocalorique que les personnes qui d\u00e9jeunent t\u00f4t. Dans une autre \u00e9tude, les sujets soumis \u00e0 un r\u00e9gime alimentaire isocalorique avec un apport calorique plus \u00e9lev\u00e9 au cours du petit-d\u00e9jeuner pr\u00e9sentaient une perte de poids plus importante, une r\u00e9sistance \u00e0 l'insuline plus faible et une diminution de la sensation subjective d'app\u00e9tit que les sujets soumis \u00e0 un apport calorique plus \u00e9lev\u00e9 au cours du d\u00eener. Dans l'ensemble, les \u00e9tudes r\u00e9v\u00e8lent une perte de poids plus importante chez les personnes qui consomment leur repas principal ou le plus grand pourcentage de leurs calories quotidiennes plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e que chez celles qui le font le soir ou la nuit.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le profil de risque cardiom\u00e9tabolique d\u00e9favorable (risque accru de diab\u00e8te de type II et de maladie coronarienne) des personnes qui mangent tard le soir, comme les travailleurs de nuit, peut \u00eatre attribu\u00e9 au \"mauvais\" couplage de la prise alimentaire avec les rythmes circadiens de l'organisme. Les rythmes circadiens sont des cycles de 24 heures qui assurent des fonctions physiologiques essentielles, notamment les hormones, le m\u00e9tabolisme, le comportement alimentaire, les habitudes de sommeil, etc. Les rythmes circadiens de l'organisme sont contr\u00f4l\u00e9s par une horloge centrale situ\u00e9e dans le cerveau et par des horloges p\u00e9riph\u00e9riques situ\u00e9es dans les organes, tels que le foie, les muscles squelettiques et le tissu adipeux. En raison de la r\u00e9gulation circadienne, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu'une meilleure synchronisation des repas est associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9gulation plus efficace du poids corporel et \u00e0 une meilleure sant\u00e9 cardiom\u00e9tabolique.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Plusieurs m\u00e9canismes biologiques possibles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits dans cette relation, notamment une meilleure sensibilit\u00e9 \u00e0 l'insuline et une meilleure tol\u00e9rance au glucose, des modifications favorables du microbiome intestinal, des concentrations de cortisol plus faibles ainsi qu'une thermogen\u00e8se induite par l'alimentation plus importante le matin que l'apr\u00e8s-midi ou le soir. L'augmentation de la thermogen\u00e8se induite par l'alimentation chez les personnes qui consomment plus de calories plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e peut am\u00e9liorer la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique globale. Ces donn\u00e9es sugg\u00e8rent que manger t\u00f4t s'aligne sur les rythmes circadiens et que la perte de poids est favoris\u00e9e lorsque les apports caloriques sont plus importants entre le matin et le d\u00e9but de l'apr\u00e8s-midi qu'entre le soir et la fin de la nuit. Par cons\u00e9quent, le fait de restreindre la fen\u00eatre alimentaire aux heures les plus matinales de la journ\u00e9e, par exemple la TRF, o\u00f9 le d\u00eener a lieu avant 15 heures, peut \u00eatre plus b\u00e9n\u00e9fique pour la perte de poids et la sant\u00e9 cardio-m\u00e9tabolique. En outre, le maintien d'une phase d'alimentation diurne pourrait avoir un effet positif sur le microbiome intestinal et se traduire par une meilleure qualit\u00e9 et une plus longue dur\u00e9e du sommeil.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 l'inverse, la consommation d'aliments en dehors de la phase d'alimentation normale des humains (en fin de nuit chez l'homme) peut perturber les rythmes circadiens. Ce d\u00e9calage circadien peut induire un apport calorique plus important, et donc une prise de poids, en raison de l'augmentation des niveaux de l'hormone de la faim, la ghr\u00e9line, et de la diminution des niveaux de l'hormone de la sati\u00e9t\u00e9, la leptine. Il peut \u00e9galement augmenter le risque de diab\u00e8te de type II, de maladies cardiovasculaires et de troubles mentaux. Par cons\u00e9quent, non seulement la dur\u00e9e de la fen\u00eatre de je\u00fbne mais, plus important encore, l'alignement de la fen\u00eatre d'alimentation sur la journ\u00e9e et de la fen\u00eatre de je\u00fbne sur la nuit, en consommant une plus grande proportion de calories plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e, pourrait contribuer \u00e0 une meilleure gestion du poids corporel et de la sant\u00e9 cardiom\u00e9tabolique par la synchronisation des horloges circadiennes centrales et p\u00e9riph\u00e9riques.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En \u00e9valuant collectivement les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es ci-dessus, on pourrait conclure qu'un protocole alimentaire bas\u00e9 sur l'heure des repas, qui comprendrait des fen\u00eatres de repas pr\u00e9coces jusqu'au d\u00e9but de l'apr\u00e8s-midi, o\u00f9 la plupart des calories (portions de repas plus importantes) seraient consomm\u00e9es pendant les heures du matin, serait le plus efficace en termes de perte de poids et de sant\u00e9 cardiom\u00e9tabolique, m\u00eame en dehors des limites strictes d'une restriction calorique standard. Cependant, aucune recommandation ne peut encore \u00eatre formul\u00e9e car les donn\u00e9es sont controvers\u00e9es et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bien que de nombreuses recherches men\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es sugg\u00e8rent que la limitation de l'apport alimentaire quotidien \u00e0 4-10 heures a un effet positif sur la sant\u00e9 par rapport \u00e0 la r\u00e9partition normale des repas quotidiens (c'est-\u00e0-dire 3-5 repas, r\u00e9partis entre le petit-d\u00e9jeuner et la fin du d\u00eener), la question de la fr\u00e9quence des repas, faible ou \u00e9lev\u00e9e, fait l'objet d'un d\u00e9bat. Comme indiqu\u00e9 plus haut, l'horaire des repas est in\u00e9vitablement associ\u00e9 au fait de sauter des repas et \u00e0 une faible fr\u00e9quence des repas en raison des p\u00e9riodes de repas limit\u00e9es dans le temps. Souvent, les repas peu fr\u00e9quents sont associ\u00e9s \u00e0 une alimentation irr\u00e9guli\u00e8re qui peut entra\u00eener une prise de poids, une augmentation des hormones li\u00e9es \u00e0 la faim et, en fin de compte, des perturbations m\u00e9taboliques, telles que le syndrome m\u00e9tabolique, qui peuvent accro\u00eetre le risque cardiovasculaire. Par exemple, certaines \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les personnes qui sautent syst\u00e9matiquement le petit-d\u00e9jeuner pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de prise de poids et de maladie coronarienne que celles qui prennent un petit-d\u00e9jeuner. En outre, une plus grande fr\u00e9quence des repas a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 un risque plus faible d'ob\u00e9sit\u00e9. Une explication possible serait que la thermogen\u00e8se induite par l'alimentation (TIA) diminue du matin au soir, ce qui expliquerait l'augmentation du poids corporel des personnes qui sautent le petit-d\u00e9jeuner. Toutefois, la relation entre la fr\u00e9quence des repas et l'ob\u00e9sit\u00e9 est mitig\u00e9e et peu concluante, car certaines \u00e9tudes montrent \u00e9galement qu'une fr\u00e9quence de repas plus \u00e9lev\u00e9e peut entra\u00eener un apport calorique plus important.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bien que la synchronisation des repas ait gagn\u00e9 en popularit\u00e9 et qu'elle puisse effectivement pr\u00e9senter certains aspects positifs en termes de perte de poids et de sant\u00e9 m\u00e9tabolique et cardiovasculaire, certains groupes de population sp\u00e9cifiques ne peuvent pas la pratiquer en toute s\u00e9curit\u00e9. Ainsi, les femmes enceintes, les personnes pr\u00e9sentant un risque d'hypoglyc\u00e9mie, telles que les diab\u00e9tiques de type 1, et les personnes pr\u00e9sentant un risque de troubles alimentaires ou ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de troubles alimentaires ne devraient pas pratiquer le chronom\u00e9trage des repas. En ce qui concerne les patients atteints de diab\u00e8te de type I, plusieurs repas peuvent \u00eatre n\u00e9cessaires pour traiter les \u00e9pisodes d'hypoglyc\u00e9mie, ce qui ne co\u00efncide pas avec les principes du je\u00fbne et du fait de ne manger qu'\u00e0 des moments pr\u00e9cis. En ce qui concerne les troubles de l'alimentation, la recherche sugg\u00e8re qu'il existe une corr\u00e9lation significative entre le fait de ne pas prendre de repas r\u00e9guliers et de sauter des repas et le risque de troubles de l'alimentation. En outre, la restriction alimentaire peut entra\u00eener des crises de boulimie et contribuer \u00e0 la rechute des troubles de l'alimentation. Enfin, il n'est pas recommand\u00e9 aux personnes pr\u00e9sentant un risque de sarcop\u00e9nie (perte progressive de la masse et de la force musculaires li\u00e9e \u00e0 l'\u00e2ge) d'adopter des sch\u00e9mas alimentaires fond\u00e9s sur l'heure des repas, car un tel r\u00e9gime pourrait exacerber la perte musculaire. Toutefois, si elles le font, elles doivent s'assurer d'un apport suffisant en prot\u00e9ines.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Dans l'ensemble, le moment des repas et la r\u00e9partition strat\u00e9gique de l'apport calorique tout au long de la journ\u00e9e peuvent \u00eatre des consid\u00e9rations importantes en termes de gestion du poids et de sant\u00e9 cardiom\u00e9tabolique. La question de savoir si ces \u00e9l\u00e9ments peuvent fonctionner ind\u00e9pendamment d'un bilan \u00e9nerg\u00e9tique est un concept qui doit \u00eatre approfondi, car les recherches sont encore assez limit\u00e9es et les donn\u00e9es trop diverses et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes pour permettre de tirer des conclusions d\u00e9finitives. Cependant, les approches di\u00e9t\u00e9tiques bas\u00e9es sur l'horaire des repas repr\u00e9sentent une strat\u00e9gie prometteuse et peuvent constituer un outil attrayant et facile \u00e0 adapter pour les personnes qui souhaitent r\u00e9duire leur apport calorique gr\u00e2ce \u00e0 ce type de r\u00e9gime. Par cons\u00e9quent, il peut \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique de se concentrer sur l'horaire et la fr\u00e9quence des repas comme point de d\u00e9part pour atteindre un \u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique n\u00e9gatif et am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de l'alimentation. En effet, le fait de disposer d'une structure de repas sur laquelle superposer la restriction calorique peut am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de l'individu \u00e0 adh\u00e9rer au plan de perte de poids et l'aider \u00e0 mieux contr\u00f4ler sa faim.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<h3><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h3>\n<ol>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Ahola AJ, Mutter S, Forsblom C, Harjutsalo V, Groop P-H. Horaire des repas, fr\u00e9quence des repas et saut du petit-d\u00e9jeuner chez les personnes atteintes de diab\u00e8te de type 1 - associations avec le contr\u00f4le glyc\u00e9mique. Sci Rep. 2019;9(1):20063. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41598-019-56541-5\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1038\/s41598-019-56541-5<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Alkhukaifi F, Darkoh C. Meal timing, meal frequency and metabolic syndrome. Nutrients. 2022;14(9):1719. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/nu14091719\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.3390\/nu14091719<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Aykut MK, Bilici S. The relationship between the risk of eating disorder and meal patterns in University students. Eat Weight Disord. 2022;27(2):579-587. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s40519-021-01179-4\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1007\/s40519-021-01179-4<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Band\u00edn C, Scheer FAJL, Luque AJ, \u00c1vila-Gand\u00eda V, Zamora S, Madrid JA, G\u00f3mez-Abell\u00e1n P, Garaulet M. Meal timing affects glucose tolerance, substrate oxidation and circadian-related variables : A randomized, crossover trial. Int J Obes (Lond). 2015;39(5):828-833. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/ijo.2014.182\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1038\/ijo.2014.182<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Basolo A, Genzano SB, Piaggi P, Krakoff J, Santini F. Balance \u00e9nerg\u00e9tique et contr\u00f4le du poids corporel : Possible effects of meal timing and circadian rhythm dysregulation. Nutrients. 2021;13(9):3276. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390%2Fnu13093276\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.3390\/nu13093276<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Boege HL, Bhatti MZ, St-Onge M-P. Rythmes circadiens et horaires des repas : impact sur l'\u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique et le poids corporel. Curr Opin Biotechnol. 2021;70:1-6. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016%2Fj.copbio.2020.08.009\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1016\/j.copbio.2020.08.009<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Dashti HS, Scheer FAJL, Saxena R, Garaulet M. Timing of food intake : Identifying contributing factors to design effective interventions. Adv Nutr. 2019;10(4):606-620. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/advances\/nmy131\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1093\/advances\/nmy131<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Kessler K, Pivovarova-Ramich O. Meal timing, aging, and metabolic health. Int J Mol Sci. 2019;20(8):1911. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/ijms20081911\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.3390\/ijms20081911<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Lowe DA, Wu N, Rohdin-Bibby L, Moore AH, Kelly N, Liu YE, Philip E, Vittinghoff E, Heymsfield SB, Olgin JE, Shepherd JA, Weiss EJ. Effets d'une alimentation limit\u00e9e dans le temps sur la perte de poids et d'autres param\u00e8tres m\u00e9taboliques chez les femmes et les hommes souffrant de surpoids et d'ob\u00e9sit\u00e9 : The TREAT randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2020;180(11) : 1491-1499. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1001\/jamainternmed.2020.4153\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1001\/jamainternmed.2020.4153<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Paoli A, Tinsley G, Bianco A, Moro T. The influence of meal frequency and timing on health in humans : The role of fasting. Nutrients. 2019;11(4):719. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/nu11040719\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.3390\/nu11040719<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Raynor HA, Li F, Cardoso C. Daily pattern of energy distribution and weight loss. Physiol Behav. 2018;192:167-172. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.physbeh.2018.02.036\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1016\/j.physbeh.2018.02.036<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Santonja I, Bogl LH, Degenfellner J, Kl\u00f6sch G, Seidel S, Schernhammer E, Papantoniou K. Meal-timing patterns and chronic disease and chronic disease prevalence in two representative Austrian studies. Eur J Nutr. 2023;62(4):1879-1890. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s00394-023-03113-z\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1007\/s00394-023-03113-z<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> St-Onge M-P, Ard J, Baskin ML, Chiuve SE, Johnson HM, Kris-Etherton P, Varady K. Meal timing and frequency : Implications pour la pr\u00e9vention des maladies cardiovasculaires : Une d\u00e9claration scientifique de l'American Heart Association. Circulation. 2017;135(9):e96-e121. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1161\/CIR.0000000000000476\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/doi.org\/10.1161\/CIR.0000000000000476<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Templeman I, Gonzalez JT, Thompson D, Betts JA. Le r\u00f4le du je\u00fbne intermittent et de la synchronisation des repas dans la gestion du poids et la sant\u00e9 m\u00e9tabolique. Proc Nutr Soc. 2020;79(1):76-87. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/s0029665119000636\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1017\/S0029665119000636<\/span><\/a><\/li>\n<li><span style=\"font-weight: 400;\"> Xiao Q, Garaulet M, Scheer FAJL. Meal timing and obesity : interactions with macronutrient intake and chronotype. Int J Obes (Lond). 2019;43(9):1701-1711. DOI : <\/span><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41366-018-0284-x\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-weight: 400;\">10.1038\/s41366-018-0284-x<\/span><\/a><\/li>\n<\/ol>\n<p><br style=\"font-weight: 400;\"><br style=\"font-weight: 400;\"><br style=\"font-weight: 400;\"><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: right;\"><b>La nutrition<\/b><\/p>\n<hr>\n<p>&nbsp;<\/p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Meal Timing Patterns Obesity is a growing public health problem and an ever-increasing global pandemic with severe health consequences. 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